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Participants à la formation UTI-Diag sur l'ergonomie des outils de diagnostic au Centre Hospitalier National Dalal Jamm.
Formation

Formation UTI-Diag à Dalal Jamm : cap sur l’autonomie

Du 11 au 13 août 2026, UTI-Diag, avec l’appui de l’Institut Pasteur de Dakar, a organisé au Centre Hospitalier National Dalal Jamm une formation consacrée à l’utilisation et à l’évaluation ergonomique de trois outils de diagnostic. Cette session a réuni 14 personnes formées issues de plusieurs services hospitaliers, ainsi que 6 facilitateurs et membres d’appui. Cette formation constitue une étape importante dans la préparation du site de Dalal Jamm aux prochaines activités du projet. Elle visait à renforcer les compétences pratiques des équipes, à recueillir leurs observations et à favoriser une appropriation progressive des outils dans les conditions réelles de soins. Préparer le site à l’évaluation ergonomique L’évaluation ergonomique permet d’examiner la manière dont les professionnels de santé et les participants comprennent, manipulent et intègrent un outil dans leur environnement de travail. Au-delà de la performance technique, elle aide à repérer les difficultés d’utilisation, les besoins de clarification et les adaptations nécessaires avant un déploiement plus large. À Dalal Jamm, la formation a rassemblé des professionnels de la gynécologie, de l’urologie, de la néphrologie, des maladies infectieuses et du laboratoire. Cette diversité a permis de confronter les outils aux réalités de plusieurs parcours de soins et d’identifier différents points d’entrée possibles pour le recrutement futur. Trois outils complémentaires au cœur de la formation   Les participants ont travaillé sur trois solutions développées ou évaluées dans le cadre d’UTI-Diag : UTI LFT, un test à flux latéral à lecture visuelle destiné au dépistage de première intention des infections urinaires. Capitainer, des cartes volumétriques pour l’urine séchée et le sang ou plasma séché, utilisables sans chaîne du froid. Aviro Pocket Clinic, une plateforme numérique multilingue destinée à accompagner le parcours des participants et la collecte de données. Les séquences ont combiné présentations théoriques, démonstrations, exercices pratiques et mises en situation. Cette progression a permis aux équipes de manipuler les outils, de comprendre les rôles d’animateur et d’observateur, puis de formuler des retours fondés sur leur expérience. Trois jours d’apprentissage et de mise en pratique La première journée a été consacrée à la présentation du projet, aux principes de fonctionnement des outils et à la démonstration des principales tâches. La deuxième journée a privilégié les ateliers pratiques, les rotations entre postes et les simulations en binômes. Le dernier jour a permis de consolider les acquis à travers des mises en situation, un débriefing collectif et une discussion sur les prochaines étapes. Les participants ont successivement expérimenté les positions de professionnel de santé, de participant, d’animateur et d’observateur, afin de mieux comprendre les contraintes de chaque rôle. Des supports remis aux participants Dans le cadre de l’accueil et de l’organisation logistique, des kits composés de tote bags, de stylos et de blocs-notes ont été distribués aux participants. Ces supports ont complété les documents de formation et facilité la prise de notes pendant les présentations, les ateliers et les séances de débriefing. Des retours directement utiles pour la suite Les échanges de clôture ont fait ressortir une appréciation globalement positive de la formation et de la facilité d’utilisation des outils. Ils ont également permis d’identifier plusieurs pistes d’amélioration concrètes. Réduire le temps nécessaire à certaines étapes du parcours numérique et regrouper les questions proches. Employer un langage plus simple et centré sur l’expérience du patient, en limitant les termes médicaux difficiles à traduire ou à expliquer. Renforcer les supports visuels permettant de reconnaître un prélèvement correctement réalisé avec les cartes Capitainer. Clarifier les critères d’inclusion, les responsabilités des équipes et le circuit de recrutement au sein de l’hôpital. Ces retours illustrent la valeur d’une démarche d’ergonomie menée avec les futurs utilisateurs. Ils permettront aux équipes du projet d’ajuster les supports, les procédures et l’organisation avant les prochaines phases. Une dynamique de collaboration renforcée La formation a renforcé la collaboration entre l’Institut Pasteur de Dakar et le Centre Hospitalier National Dalal Jamm. L’engagement des participants, la diversité des services représentés et la qualité des échanges constituent des bases solides pour poursuivre l’autonomisation du site. Les prochaines étapes porteront sur la consolidation des observations, la finalisation des adaptations prioritaires, la clarification du parcours de recrutement et l’organisation de mises en situation complémentaires avant le lancement de la phase pilote. Suivez les prochaines étapes du projet et les activités des partenaires sur le site UTI-Diag.

Publication

L’antibiorésistance des infections urinaires en Afrique : une étude du projet SARA publiée dans JAMA Network Open

Une nouvelle étude menée dans le cadre du projet SARA (Surveillance de l’AntibioRésistance en Afrique) et impliquant plusieurs instituts du réseau Pasteur vient de paraître dans le prestigieux  JAMA Network Open. Ce que révèle l’étude L’étude a analysé 44 367 échantillons d’urine prélevés entre 2010 et 2022 dans six pays africains : le Bénin, le Cameroun, la République centrafricaine, Madagascar, le Maroc et le Sénégal. Les résultats sont alarmants et confirment une tendance inquiétante : la résistance aux antibiotiques des bactéries responsables d’infections urinaires (Escherichia coli et Klebsiella pneumoniae) est en forte augmentation. Au Sénégal, les chiffres parlent d’eux-mêmes : La résistance à la ciprofloxacine est passée de 34% (2010) à 68% (2022) L’amoxicilline est désormais inefficace dans 9 cas sur 10 Les antibiotiques de dernier recours (carbapénèmes) commencent à montrer des signes de faiblesse Les projections de l’étude estiment que la résistance aux céphalosporines de 3e génération et aux carbapénèmes pourrait dépasser 90% d’ici 2050 dans la plupart des pays africains concernés . Le projet SARA : un réseau de surveillance au service de la santé publique Le projet SARA, coordonné par l’Institut Pasteur de Madagascar avec le soutien de l’Institut Pasteur, a été lancé pour définir les stratégies de lutte contre l’antibiorésistance les mieux adaptées aux pays d’Afrique à faibles ressources . Le réseau réunit : L’Institut Pasteur (Paris) Le Centre Pasteur du Cameroun L’Institut Pasteur de Madagascar L’Institut Pasteur du Maroc L’Institut Pasteur de Bangui L’Institut Pasteur de Dakar Le Centre National Hospitalier Universitaire Hubert Koutoukou Maga (Bénin) Objectif du projet : créer un réseau de surveillance et de recherche dédié à l’antibiorésistance en Afrique, avec une approche « Une seule santé » (One Health) qui intègre la santé humaine, animale et environnementale .  La réponse d’UTI-Diag L’étude publiée dans JAMA Network Open* a été réalisée dans le cadre du projet SARA, qui a généré les données essentielles sur l’évolution de la résistance en Afrique . Ces données ont directement alimenté le projet UTI-Diag (Diagnostic et gestion raisonnée des antibiotiques pour les infections urinaires), une initiative innovante qui vise à : Améliorer le diagnostic des infections urinaires avec des outils rapides et accessibles Réduire l’utilisation inappropriée des antibiotiques Lutter contre l’antibiorésistance dans les pays à ressources limitées UTI-Diag, c’est :  Un dispositif de diagnostic au point de soin (Point of Care): déployable directement dans les hôpitaux et centres de santé, il identifie le pathogène responsable de l’infection et détecte son profil de résistance aux antibiotiques en quelques heures Une  plateforme numérique de collecte et de suivi : elle centralise les données de diagnostic et de résistance, assure le suivi des patients et facilite la surveillance des tendances d’antibiorésistance Les professionnels de santé sénégalais testent actuellement l’outil pour l’adapter à la réalité du terrain.  Téléchargez la publication Téléchargez l’article complet publié dans JAMA Network Open :  Le projet UTI-Diag est cofinancé par l’Union européenne à travers le programme Global Health EDCTP3 et par UK Research and Innovation (UKRI).

Actualité

Conférence internationale sur l’innovation diagnostique en Afrique subsaharienne : Dakar au cœur de la souveraineté sanitaire africaine

Dakar, Sénégal du 22 au 25 juin 2026. Pendant quatre jours, l’Institut Pasteur de Dakar (IPD) a réuni chercheurs, décideurs publics, partenaires institutionnels et acteurs industriels venus de tout le continent et d’Europe, à l’occasion de la Conférence internationale sur l’innovation diagnostique en Afrique subsaharienne. Co-organisée par les consortiums de recherche UTI-Diag, HoliCare, DIDIDA et PvSeroRDT tous financés par l’Union européenne (EDCTP3/UKRI) et tous partenaires de l’IPD cette rencontre a confirmé une conviction partagée : l’avenir de la santé en Afrique se joue en grande partie sur sa capacité à diagnostiquer vite, juste, et localement. Une ouverture placée sous le signe de la souveraineté sanitaire La cérémonie d’ouverture, à l’Hôtel Ndiambour, présidée par le Dr Ibrahima Sy, ministre de la Santé et de l’Action sociale, a immédiatement fixé le cap de la conférence. Le Dr Ibrahima Socé Fall, administrateur général de l’Institut Pasteur de Dakar, a rappelé que le diagnostic intervient à toutes les étapes de la médecine et de l’épidémiologie et conditionne l’efficacité de la riposte face aux crises sanitaires, soulignant que le continent enregistre en moyenne une nouvelle épidémie tous les trois jours. Pour lui, chaque heure gagnée dans l’identification d’un cas se traduit directement en vies sauvées et en chaînes de transmission interrompues un message porté avec une conviction sans détour : « la rapidité du diagnostic conditionne la rapidité de la réponse ». De son côté, le ministre Ibrahima Sy a insisté sur l’absence de résilience sanitaire durable sans une capacité diagnostique à la fois robuste et souveraine, rappelant que le Sénégal a fait le choix stratégique d’investir dans la recherche, la biotechnologie et la production locale de produits de santé, conformément à son Agenda national de Transformation 2050. Il a salué à cette occasion les résultats concrets déjà obtenus par l’écosystème sénégalais, notamment la montée en maturité de l’Agence nationale de réglementation pharmaceutique reconnue par l’OMS. Les deux responsables ont plaidé pour une coopération internationale fondée sur la co-construction plutôt que sur l’assistance une philosophie que les quatre consortiums réunis à Dakar, dont UTI-Diag, incarnent au quotidien à travers leurs partenariats équilibrés entre institutions africaines et européennes. Le projet UTI-Diag était représenté ce premier jour par Giulia Gaudenzi, Assistant Professor au Département de Global Public Health de Karolinska Institutet et co-Investigatrice principale du projet aux côtés du Pr Tobias Alfvén. aussi a rappelé l’ampleur du défi que représentent les infections urinaires entre 150 et 240 millions de cas estimés chaque année dans le monde, dont près de 80 % causés par E. coli puis Klebsiella, deux bactéries directement impliquées dans la hausse de la résistance aux antimicrobiens et souligné les limites des outils de dépistage actuellement disponibles sur le terrain. Giulia Gaudenzi a surtout mis en avant le rôle moteur des partenaires africains du projet dans le passage à l’échelle clinique : « Nous avons reçu l’autorisation éthique de mener un essai clinique sur deux nouveaux outils de diagnostic, et cela grâce à nos collègues de l’IPD à Dakar et du CPC au Cameroun, qui coordonnent l’essai dans leurs pays respectifs », a-t-elle précisé, ajoutant que l’essai vise à recruter environ 500 patients par pays, en incluant les populations les plus à risque. Elle a enfin présenté les deux dispositifs développés par le consortium un test à flux latéral de dépistage rapide et un test de diagnostic rapide plus avancé capable d’identifier la bactérie en cause et une éventuelle résistance conçus pour être précis, peu coûteux et utilisables jusque dans les structures de santé les plus modestes. Quatre jours de science, de formation et de coordination Jour 1 Politique & Stratégie (Hôtel Ndiambour) a posé les bases scientifiques et institutionnelles de la semaine : présentations croisées des quatre projets, interventions d’experts sur la résistance aux antimicrobiens, les infections respiratoires et vectorielles, et une table ronde de haut niveau sur les défis diagnostiques du continent. Jour 2 Étudiants & Innovation (Institut Pasteur de Dakar) a mis à l’honneur la nouvelle génération de chercheurs africains, avec une session de posters portée par des doctorants et jeunes chercheurs, des ateliers pratiques (microscopie, biologie moléculaire, bonnes pratiques RDT), et la présentation de solutions technologiques par des exposants comme Capitainer. Jour 3 Formation & Engagement communautaire (Institut Pasteur de Dakar) a été marqué par une session de formation pratique sur les outils de diagnostic rapide, animée par Anna Hollander (Capitainer) pour un groupe de chercheurs et représentants partenaires venus de plusieurs pays du consortium. Les discussions se sont poursuivies avec l’implication active des participants, reflet de l’intérêt suscité par ces outils diagnostiques pour leurs propres contextes de recherche et de terrain. En parallèle, des événements d’engagement communautaire conférence scientifique ouverte au public au format TEDx et déploiement d’un laboratoire mobile ont permis d’aller à la rencontre des populations locales. Jour 4 Réunion annuelle UTI-Diag & Clôture (Institut Pasteur de Dakar) a été consacré à la réunion annuelle du consortium UTI-Diag : présentation des résultats scientifiques de l’Année 1, suivi des indicateurs clés (KPIs) et discussion de la contribution du projet aux politiques de santé publique. La session financière et administrative a permis de faire le point sur la gestion du projet, avant les échanges sur les leçons apprises et la stratégie de pérennisation post-projet. La conférence s’est clôturée par une synthèse générale, des recommandations pour l’Année 2, et le traditionnel rassemblement de tous les partenaires devant le photocall officiel. En clôture Cette conférence a confirmé la dynamique d’un écosystème scientifique africain fort et engagé, porté par la collaboration entre quatre consortiums de recherche autour d’un enjeu commun : des outils diagnostiques innovants et accessibles, au bénéfice de l’ensemble des populations, notamment les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et les patients atteints de comorbidités. Merci à tous les partenaires, intervenants et participants pour ces quatre jours d’échanges. Prochaines étapes : suivi des recommandations issues de la conférence, préparation de l’Année 2 du projet, et poursuite des missions de terrain notamment à Yaoundé, au Cameroun, en juillet 2026.

Actualité

UTI-Diag lance son Comité Scientifique Consultatif

7–8 Avril 2026 · Réunion en visioconférenceLes 7 et 8 avril 2026, UTI-Diag a tenu la réunion inaugurale de son Comité Scientifique Consultatif (Scientific Advisory Board — SAB), marquant une étape décisive dans la gouvernance scientifique du projet. Organisée en deux sessions virtuelles consécutives, cette réunion a réuni des expert(e)s reconnu(e)s à l’international en résistance aux antimicrobiens (RAM), microbiologie clinique et diagnostic au point de soin. Pourquoi un Comité Scientifique Consultatif ? UTI-Diag opère à l’intersection de l’innovation diagnostique, de la mise en œuvre clinique et de la politique de santé, dans deux pays (Sénégal et Cameroun) et à plusieurs niveaux de soins. Face à cette complexité, une supervision scientifique indépendante est indispensable. Le SAB fournit une expertise externe pour orienter la conception des protocoles, valider les approches diagnostiques, définir les indicateurs RAM et garantir l’alignement avec les cadres de santé régionaux et mondiaux. Un comité d’experts ancré dans la science africaineLe SAB réunit quatre scientifiques de premier plan : Prof. Sabiha Yusuf Essack (Université du KwaZulu-Natal & ICARS, Afrique du Sud) — figure mondiale de la politique RAM et de la gestion des antimicrobiens Prof. Olga Perovic (Université du Witwatersrand & NICD, Afrique du Sud)  : experte en validation diagnostique et en systèmes de surveillance de la RAM Prof. Makhtar Camara (Université Cheikh Anta Diop / Hôpital Le Dantec, Sénégal) :  microbiologiste de référence avec une connaissance approfondie de l’épidémiologie des ITU en Afrique de l’Ouest Dr Nyambura Moremi Sogone (Africa CDC) : Officer Technique RAM et interface clé avec les stratégies continentales de lutte contre la résistance aux antimicrobiens Principaux résultats de la réunion inauguraleLes deux sessions ont donné lieu à des échanges scientifiques riches et à l’identification de priorités claires pour la première année du projet : Validation du cadre de gouvernance du SAB et de sa charte Identification de questions scientifiques critiques notamment la nécessité d’élargir la couverture diagnostique aux pathogènes Gram-positifs émergents dans les ITU, au-delà des bactéries Gram-négatives initialement ciblées Recommandation forte d’aligner UTI-Diag avec les cadres d’Africa CDC et les stratégies RAM de l’OMS-AFRO Appel à la conduite d’une revue scientifique complète de l’épidémiologie et du diagnostic des ITU dans le contexte africain Constitution de quatre groupes de travail thématiques : Diagnostic & Innovation, Surveillance RAM, Politique & Plaidoyer, et Renforcement des Capacités « UTI-Diag n’est pas seulement un projet de diagnostic, c’est une plateforme qui relie la recherche, la mise en œuvre et la politique de santé pour produire un impact concret sur la résistance aux antimicrobiens. »Positionnement stratégique d’UTI-DiagLa suiteÀ la suite de ce lancement réussi, le consortium va : finaliser la charte de gouvernance ; partager l’ensemble des documents du projet avec les membres du SAB ; mettre en place les groupes de travail thématiques ; et organiser une réunion complémentaire afin de garantir la pleine participation de l’ensemble des membres du comité. Le SAB se réunira a minima deux fois par an, complété par des consultations ad hoc aux étapes clés du projet. Ce n’est que le début. Avec un Comité Scientifique Consultatif pleinement engagé, UTI-Diag renforce ses fondations scientifiques et accélère sa trajectoire vers des outils diagnostiques adaptés aux contextes africains et capables d’influencer les politiques de santé. Co-financé par l’Union européenne dans le cadre du programme Global Health EDCTP3 et par UK Research and Innovation (UKRI).

Partenaires UTI-Diag réunis en extérieur à Dakar pour une photo de groupe, novembre 2025
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UTI-Diag : Une dynamique décisive pour transformer le diagnostic des infections urinaires en Afrique

Dakar, Sénégal – 6 novembre 2025. Après une première visite au Centre Pasteur du Cameroun (CPC) à Yaoundé les 3 et 4 novembre 2025, la délégation du Karolinska Institutet (Suède), accompagnée de Aviro Med Design Pty Ltd (Afrique du Sud) et de Market Access Africa (Afrique du Sud), a poursuivi sa mission au Sénégal, où elle a été chaleureusement accueillie par l’Institut Pasteur de Dakar (IPD) les 6 et 7 novembre 2025. Cette visite visait à finaliser les discussions scientifiques et opérationnelles liées à la mise en œuvre de l’étude UTI-Diag, un programme destiné à améliorer le diagnostic rapide et fiable des infections urinaires (IU) et à promouvoir une utilisation responsable des antibiotiques. Selon le Professeur Tobias Alfvén, Coordinateur du projet (Karolinska Institutet) : « Nos visites au Cameroun et au Sénégal confirment l’engagement fort des équipes et des progrès significatifs vers la phase pilote. Ce projet est ambitieux, mais grâce à la collaboration entre partenaires africains et européens, nous posons des bases solides pour transformer le diagnostic des infections urinaires. » Cameroun : adapter l’innovation aux réalités cliniques Les équipes du Karolinska Institutet et du Centre Pasteur du Cameroun (CPC) ont travaillé sur le protocole et visité plusieurs structures de santé, notamment Mbalmayo et Ebolowa, afin d’affiner les stratégies de recrutement et de collecte des données. La Dre Rosanne NGOME, Cheffe du service Bactériologie–Parasitologie–Mycologie du CPC, déclare : « UTI-Diag répond à un besoin critique. L’accès rapide aux résultats – infection, identification bactérienne et profils de résistance – renforcera considérablement la décision thérapeutique et encouragera un usage plus rationnel des antibiotiques. » Sénégal : préparer un déploiement coordonné À Dakar, le protocole a été affiné et finalisé et est désormais pratiquement prêt à être soumis au comité national d’éthique.Les visites de terrain, notamment à l’Hôpital Dalal Jamm, ont permis d’évaluer plus précisément les besoins logistiques et éthiques pour accueillir la phase pilote. Selon le Dr Cheikh FALL, Chercheur et Directeur adjoint du Département de microbiologie à l’IPD : « Le pilote permettra de confirmer la faisabilité du protocole dans différents contextes cliniques. Le Sénégal jouera un rôle essentiel dans les prochaines étapes du projet. » Ces efforts ont permis de renforcer l’alignement méthodologique et de préparer les conditions nécessaires au lancement opérationnel. À propos de UTI-Diag UTI-Diag (Diagnostic et gestion raisonnée des antibiotiques pour les infections urinaires à l’aide d’outils de diagnostic adaptés) est un projet collaboratif de recherche et d’innovation financé par l’Union européenne (programme Global Health EDCTP3) et par UK Research and Innovation (UKRI). L’objectif est de développer des outils de diagnostic rapides, accessibles et fiables, afin de soutenir la prise de décision clinique et l’usage approprié des antibiotiques, en particulier dans les pays à ressources limitées. Le consortium UTI-Diag regroupe :Karolinska Institutet (Suède, Coordinateur), Institut Pasteur de Dakar (Sénégal), Centre Pasteur du Cameroun (Cameroun), Market Access Africa (Afrique du Sud), Aviro Med Design (Afrique du Sud), Albert-Ludwigs-Universität Freiburg (Allemagne), Capitainer AB (Suède), Aidian Oy (Finlande), Pasteur Network (France), University of Cumbria (Royaume-Uni), Global Access Diagnostics (GADx) (Royaume-Uni). Contact Institut Pasteur de Dakar –  Communication Departmentinfo@utidiag.org+221 77 835 46 43www.utidiag.org This project is funded by the European Union through Global Health EDCTP3 and by UK Research and Innovation (UKRI).

Équipe UTI-Diag en photo de groupe au forum EDCTP 2025 à Kigali, Rwanda
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UTI-Diag au forum EDCTP 2025 à Kigali

Introduction Le forum EDCTP s’est tenu à Kigali du 15 au 20 juin. Il a réuni plus de 1 000 participants.L’objectif était de promouvoir la santé mondiale via des débats, des ateliers scientifiques et du réseautage.UTI-Diag y a participé pour renforcer sa visibilité dans un écosystème centré sur l’innovation et la santé digitale. UTI-Diag en vitrine : créer des connexions et renforcer la visibilité L’équipe UTI-Diag a animé un stand avec une vidéo, des flyers, des kakémonos et des échanges directs.Plus de 75 personnes ont pris un flyer. Cela démontre un intérêt réel pour le projet.L’équipe a tenu 41 réunions avec des acteurs clés de la santé en Afrique et en Europe.Elle a rencontré des représentants de l’UE, de l’EDCTP, de l’AMA, de l’Africa CDC et d’autres experts.Un déjeuner d’équipe a renforcé la cohésion entre les membres du consortium. Un modèle qui inspire au-delà de l’Afrique de l’Ouest La Zambie et la Tanzanie veulent adapter une version locale de UTI-Diag.Ces expressions d’intérêt confirment la pertinence du projet au-delà de sa zone initiale.UTI-Diag répond à un besoin réel en matière de diagnostic rapide et fiable. Les nouvelles priorités au cœur des échanges Les échanges ont mis en avant de nouvelles priorités : santé digitale, MNT, RAM, données et sciences sociales.Les participants ont insisté sur l’intégration de ces priorités dès la conception des projets.UTI-Diag a déjà anticipé ces enjeux et montre une approche tournée vers l’avenir. Des résultats concrets et des pistes prometteuses UTI-Diag a obtenu un accord verbal avec l’AMA pour servir de projet pilote réglementaire.Cette étape marque un tournant pour l’accès au marché des outils de diagnostic. Prochaines étapes : consolider le leadership régional Le forum a mis en évidence la nécessité de renforcer les capacités locales, surtout au Sénégal.L’équipe UTI-Diag va se concentrer sur la santé digitale, la RAM et l’harmonisation réglementaire.Grâce à ses partenaires (IPD, Aviro, Diatropix), le projet vise un rôle central en Afrique.Il facilitera le lien entre les zones francophones et anglophones.

Official_Launch_UTI-Diag
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Lancement officiel du projet UTI-Diag

Lancé officiellement à Dakar, le projet UTI-Diag réunit 11 partenaires d’Afrique et d’Europe autour d’un objectif commun :
améliorer le diagnostic des infections urinaires et réduire la résistance antimicrobienne dans les zones à faibles ressources.
Financé par l’Union européenne et UK Research and Innovation, ce projet multisectoriel mise sur l’innovation, la collaboration et l’impact concret.
Il cible en priorité les femmes enceintes, les enfants et les communautés vulnérables en Afrique subsaharienne.
UTI-Diag propose des outils diagnostiques rapides, fiables et accessibles, essentiels pour relever ce défi de santé publique mondial.

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